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Historique des éditoriaux:

Numéro 46

  du 06 / 01 / 2009 par Jean Etèvenaux

Présentation:

CE NUMERO couvre une période de six mois puisque, lors de la réunion qui nous a vu remettre, à l’hôtel de ville de Lyon, le Prix André Mure à notre ami Alain Guilhot pour son remarquable Light is life, nous nous étions essentiellement centrés sur notre lauréat ainsi que sur le P. Christian Delorme pour L’émir Abd el-Kader à Lyon, Lax pour La brousse ou la vie et Pierre qui roule ainsi qu’Alain Horvilleur pour L’almanach du garde-mots 2009. Concernant l’émir, nous vous convions aujourd’hui plus particulièrement à regarder ci dessous les deux sonnets que notre fidèle Ibrahim Beydoun nous a confiés à son sujet.


Nous n’avions alors pas voulu nous disperser en parlant d’autres ouvrages, d’autant que le public convié était plus vaste qu’à l’ordinaire. Aussi, ce jeudi 29 janvier - suivi d’une nouvelle rencontre le jeudi 26 mars, qui précédera celle du jeudi 28 mai, deux dates à noter tout de suite sur vos carnets -, nous revenons à nos fondamentaux : le livre, le livre et encore le livre.

Enfin, pour encourager les uns et les autres et pour élargir notre cercle en y conviant de nouveaux adhérents, nous vous proposons ces quelques vers écrits par un autre de nos amis, Marc Bertrand, le talentueux éditeur de l’oeuvre poétique intégrale de Marceline Desbordes-Valmore :

L’Hymne de la Sélyre

Toi qui goûtes ce qui s’écrit, toi qui sais lire,
La musique des mots, ses archets et ses lyres,
Si tu veux t’apaiser, et faire cesser l’ire,
Si tu crois que l’amour, c’est Werther ou c’est Lear,
Qu’avec le livre aussi l’amitié peut s’élire
Sans payer de ses francs, ses dollars ou ses lires,
Alors, tu viens à la Sélyre !
Marc Bertrand.


DEUX SONNETS POUR ABD EL-KADER


REVIENS


Reviens à la maison, émir de l'Algérie
De la grande Arabie élevant l’étendard
De l'esprit et du coeur, des sciences et des arts.
Reviens pour nous unir contre les tueries !


Les étapes sont là pour guider nos esprits
Rassemblant ce qui est diversement épars
Dans le juste chemin sans prendre du retard,
Le monde va trop vite et nous restons flétris !


Tu es soumis à Dieu, mais du peuple tu fus
Le guide courageux, résistant, assidu.
Le désert t'a connu lionceau, aiglon, guerrier,


Mais la France a compris ton esprit d'ouverture,
L'Orient et l'Occident ont reçu ta culture
Et tu fus honoré par le monde entier !


À DAMAS

En Orient à Damas, les témoins sont nombreux,
Pour écrire humblement des pages et des pages
Relatant ton passé d'amour et de courage,
« Sur mon corps vous passez », tu dis aux vaniteux.


Et ils se sont enfuis, tremblotants et honteux,
L'empereur a compris et puis son entourage
T'ont reçu fièrement dans leurs aréopages,
Car tu fus parmi eux un des plus valeureux !


La mort ne fait pas peur aux croyants sincères,
Auprès d'Ibn Arabi tu retournas en terre,
Quel honneur ! À Damas où saint Jean lui aussi


Repose, mais les tiens, à son pays natal,
Ont ramené l’Émir à sa belle Algérie
Les larmes de Damas ont arrosé les vals !


Ibrahim Beydoun
3 octobre 2008

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