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Liste de nos auteurs :

Jean Etèvenaux

Etèvenaux

Né le: 28 / 04 / 1947

Adresse: 49, rue du Grand Roule - F-69350 La Mulatière

e-mail: etevenaux.jean@voila.fr

Site web:

Membre de:

  • - Lions Club (Lyon-Bellecour)
  • - Club de la Presse de Lyon
  • - Association des journalistes professionnels de la région lyonnaise
  • - Association des écrivains et des amis des lettres catholiques
  • - Souvenir napoléonien - Confluences francophones
  • - Alliance française de Lyon

Adhérent(e) à la Sélyre

Distinctions:

  • docteur en Histoire et diplômé de l'Institut d'études politiques
  • chevalier des palmes académiques
  • médaille d'argent de la Société d'encouragement au progrés
  • bibliothècaire en chef honoraire de l'Université de Lubumbashi (Congo-Kinshasa)
  • Grand Prix d'Ornano du Souvenir napoléonien (1964),
  • Grand Prix des Auteurs et écrivains lyonnais (1990),
  • Prix du Livre du conseil général du Rhône (1992),
  • Médaille d'Or du Groupe Paris-Lyon (1993),
  • Feuille d'Or du Livre sur la place de Nancy (1994)
  • Officier académique de l'Accademia internazionale Greci-Marino - International Writer of the year 2003

Biographie:

activités journalistiques (carte de presse n°41 679)

  • - Le Journal Rhône-Alpes (1977-1987), notamment comme rédacteur en chef adjoint et éditorialiste
  • - Le Dauphiné libéré (1987-1991)
  • - Missi (directeur rédacteur en chef depuis 1992) - collaborateur de l'agence Acip (depuis 2003)
  • - adjoint au rédacteur en chef de la Revue du Souvenir napoléonien (depuis 2006)
  • - Pôle et tropiques (rédacteur en chef/directeur délégué 1996-2003)
  • - ancien collaborateur de Lyon Figaro, des Petites Affiches lyonnaises et de Radio France Lyon
  • - ancien correspondant rhônalpin du journal de Lausanne Le Nouveau Quotidien (1991-1993)
  • - co-fondateur de la revue L'Astrolabe (1968-2000)

- enseignement secondaire (Paris, Lubumbashi, Lyon) : français, latin, histoire, géographie, instruction civique et initiation économique ; actuellement, culture religieuse en classes de troisième et de seconde (collège et lycée N.-D. des Minimes)

- supérieur : - cours de communication

  • à l'Université Jean Moulin Lyon 3,
  • à l'Université Pierre Mendès France Grenoble 2,
  • à l'école française des attachés de presse,
  • à l'Institut supérieur de communication et de publicité (Paris et Lyon) et à l'école supérieure de communication

- chargé de cours

  • à l'Université Vie active de l'Université catholique de Lyon,
  • à l'Université Inter-âges de l'Ain,
  • à l'Université Tous âges de l'Université Lumière Lyon 2,
  • à la Formation appliquée continue de l'Université Jean Moulin Lyon 3 et à l'Université pour Tous de l'Université de Saint-Etienne

- secrétaire-délégué de l'Association des chefs d'entreprise libre (1975-1976)

- directeur de cabinet du maire de Perpignan (1995)

- Vice-président du Souvenir napoléonien depuis 2015 (secrétaire général de 2012 à 2015). Il est membre de diverses sociétés et associations telles l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, les Amis de Napoléon III, la Société d’études sur Fouché et son temps et le Club de la Presse de Lyon et préside deux jurys littéraires ; il a également été président de la Délégation rhodanienne Raoul Follereau d’aide aux lépreux et administrateur du Service de coopération au développement.

Bibliographie:

  • Mademoiselle de Quincié, Paris, France-Empire, 1989, 288 pages
  • Fouché, Bourg-en-Bresse, La Taillanderie, 1990, 208 pages
  • Bicentenaire des Ets A. Rey éditeur-imprimeur [partie historique], Lyon, A. Rey, 1991, 160 pages
  • Lyon 1793, Lyon, Horvath, 1993, 160 pages
  • Saint Irénée, préface du cardinal Albert Decourtray, Lyon, Lugd, 1994, 96 pages
  • Jacquard, Lyon, Lugd, 1994,104 pages
  • Jean Moulin, Lyon, Lugd, Lyon, 1994, 112 pages
  • commentaire historique d’Honoré de Balzac, Le colonel Chabert, Lyon, Horvath, 1994, 124 pages
  • Rabelais, Lyon, Lugd, 1995, 96 pages
  • en collaboration : La fresque des Lyonnais, Lyon, Les Créations du Pélican, 1995, 160 pages
  • La cuisine lyonnaise, préface de Raymond Barre, Bourg-en-Bresse, La Taillanderie, 1996, 64 pages
  • édition de : La France à la conquête du Pacifique - Correspondance de l’élève-officier Achille Amet (1849-1854), Paris, Osmondes, 1996, 208 pages
  • édition de : Quand Rhône-Alpes faisait la langue française, Champagne-au-Mont-d’Or, Fondation Bullukian, 1996, 96 pages
  • en collaboration : Rendez-vous à Lyon, Lyon, Michèle Neyret Communication, [1997], 200 pages
  • La droite a-t-elle encore un avenir ?, Paris, François-Xavier de Guibert, 2001, 224 pages
  • en collaboration : Cent ans de mairie à Lyon, Villeurbanne, Le Mot Passant, 2001, 124 pages
  • Aqueducs romains de Lyon, Châtillon-sur-Chalaronne, La Taillanderie, 2002 [1re édition : 1995], 64 pages
  • Gastronomie en Rhône-Alpes, Châtillon-sur-Chalaronne, La Taillanderie, 2003, 32 pages
  • Histoire des missions chrétiennes, préface du cardinal Philippe Barbarin, Saint-Maurice, Saint-Augustin, 2004, 296 pages
  • Les grandes heures de Lyon, Paris, Perrin, 2005 [1re édition : 1992], 564 pages
  • Impressions de Lviv-Ukraine [avec Christian Bellegueulle et Jacques Bruyas], Lyon, Licorne, 2005, 84 pages
  • Lyonnaises d’hier et d’aujourd’hui [avec Bernadette Angleraud, Marie-Christine Bôle du Chaumont et Catherine Pellissier], Lyon, Bellier, 2005, 208 pages
  • Napoléon III, Paris, De Vecchi, 2006, 192 pages
  • Napoléon face à Dieu. Essai sur les croyances personnelles et sur la politique religieuse de l’Empereur, Paris, Éditions Osmondes, 2007, 180 pages
  • en collaboration, sous la direction de Ronald Zins : Lyon sous le Consulat et l’Empire, Reyrieux, Horace Cardon, 2007, 304 pages
  • en collaboration, sous la direction de Pierre Milza : Napoléon III, l’homme, le politique, Saint-Cloud, Napoléon III Éditions, 2008, 496 pages
  • La soierie lyonnaise, Châtillon-sur-Chalaronne, La Taillanderie, 2008 [1re édition : 2003], 64 pages
  • L’Europe des migrations. Des millénaires d’arrivées et de départs, Turquant, L’àpart, 2010, 224 pages
  • Français et Britanniques, Anglais, Écossais, Gallois, Irlandais. Amours et désamours, Turquant, L’àpart, 2010, 224 pages
  • Église et État. 2 000 ans de laïcité, préface du cardinal Philippe Barbarin, Le Coudray-Macouard, Saint-Léger Éditions, 2012, 304 pages
  • en collaboration : Le cheval sous l’Empire et dans les armées napoléoniennes, Gleizé, Éditions du Poutan, 2013, 176 + X pages
  • Napoléon III. Visionnaire de son temps, Bière / Divonne-les-Bains, Cabédita, 2014, 96 pages
  • Histoire de l’esclavage. Les Européens, les Arabes et les autres, Chouzé-sur-Loire, Éditions Feuillage, 2014, 190 pages
  • Figures lyonnaises de la foi. Conférences de Carême à Fourvière 2014 [avec le cardinal Philippe Barbarin, Philippe Curbelié, Christian Delorme et François Asensio], Paris / Les Plans-sur-Bex, Parole et Silence, 2014, 168 pages
  • en collaboration, sous la direction d’Yves Bruley et Thierry Lentz, Diplomaties au temps de Napoléon, Paris, Cnrs Éditions, 2014, 384 pages
  • en collaboration : Le cheval sous les deux Empires, Gleizé, Éditions du Poutan, 2014, 128 pages
  • double introduction à : Parra (Sébastien), Les généraux de Lyon, du Rhône et de la Loire sous la Révolution et l’Empire, Gleizé, Éditions du Poutan, 2015, 328 pages

- Préfaces :

  • Madeleine Billioud-Gayot, Comme un torrent, [Chessy], 1987, 362 pages
  • Mémorial de Lyon en 1793, tome X (Les familles Millanois et Regnauld de Bellescize), Lyon, Lugd, 1994, 664 pages
  • Jean Silve de Ventavon, Gilles de Rais, Lyon, Lugd, 1996, 96 pages
  • Roger Payot, René Descartes, Lyon, Lugd, 1996, 96 pages
  • Le P. Claude Rozier, Marie-Françoise Perroton (1796-1873). Une figure de proue de la mission mariste en Océanie, Paris, Osmondes, 1997, 200 pages
  • Docteur I[brahim] Beydoun, Un cèdre sur le Rhône, Lyon, Éditions artisanales Cécile de Ramaix/L’auteur, 1998, 116 pages
  • M’rad (Kamel), Secrets de muse en vers à soi !, Mornant, Éditions des Samsâra, 2008, 152 pages

Extrait de:

Histoire de l’esclavage. Les Européens, les Arabes et les autres

Aux États-Unis, après la guerre de Sécession, en 1865, l’abrogation théorique décidée deux ans plus tôt entre en vigueur ; il fallait d’ailleurs distinguer les house slaves — dont faisaient partie les ancêtres de Condoleeza Rice (née en 1954) — des field slaves, les premiers étant des esclaves domestiques mieux traités et souvent éduqués tandis que les seconds étaient maintenus dans le travail des champs. Au Brésil — où ils jouissent d’une plus grande liberté qu’aux États-Unis, assurant, par exemple, l’encadrement des plantations et où les nombreux mulâtres contribuent à l’absence d’un véritable racisme —, il faudra attendre, après les lois du 28 septembre 1871 donnant la liberté aux enfants nés d’une mère esclave et celle du 28 septembre 1885 libérant tous les adultes de plus de 60 ans, celle du 13 mai 1888 établissant l’affranchissement général. En 1866, l'empereur Pedro II (1831-1889) avait signé plusieurs lettres de libération d'esclaves, mais ce sera sa fille Isabel (1846-1921), régente durant l’un de ses voyages, qui soumettra au Parlement la loi Aurea. Comme celle-ci ne prévoyait pas de compensation financière pour les propriétaires d'esclaves, ceux-ci vont se joindre à l'opposition républicaine et fomenter un coup d’État : l’empire est aboli le 15 novembre 1889.

Des Européens viennent en aide aux anciens captifs afro-américains. L’Association du sou par semaine en faveur des esclaves aux États-Unis d'Amérique est fon¬dée à Lausanne en automne 1858, sur appel du pasteur Vincent Béchet, à Rossinière. Elle entend en particulier fournir de l'aide à ceux qui désirent retourner en Afrique et surtout racheter des esclaves par l'intermédiaire de trois agents suisses installés sur place. L’argent pour opérer ces rachats est récolté par souscription : en prenant comme modèle la collecte du sou de la Mission de Bâle, chaque souscripteur s'engage à payer cinq centimes par semaine pendant au moins une année. Cette récolte de fonds s'avère fructueuse ; le premier à être libéré, Peter Vanbebber, né en 1820, travaille comme pré¬dicateur dans le Missouri et va être envoyé au Liberia pour y fonder une station missionnaire, où il prend en charge 383 esclaves africains trouvés par les autori¬tés américaines sur des vaisseaux négriers.

Pendant ce temps, l’esclavage continue en Afrique même. Certes, il est souvent le fait de négriers agissant pour le compte de chefs arabes et arabisés, tout particulièrement dans l’est du continent. On peut citer plus particulièrement Abou Bakr Shehem Ibrahim (1810-1885) — le plus grand esclavagiste de la Corne de l’Afrique —, Ahmadi Bakari, Mohamed Ben Ahmedi et Oussami Akida — à Mayotte —, al-Zubayr Pasha Rahma Mansour (1830-1913) — sultan du Bahr al-Ghazal —, Hadj Ali Shermake (né en 1776) — petit-fils d’un esclave éthiopien et redoutable marchand d’esclaves — et le plus fameux : Tippo-Tip [Hamed ben Mohamed al-Murjebi] (1840-1905) — depuis Zanzibar rayonnait sur l’Afrique centrale. S’y joignent des aventuriers comme le fameux Cha-Cha (mort en 1849), un métis de Rio de Janeiro qui s’appelait en fait De Souza et qui traita avec tous les trafiquants de la côté africaine, notamment le roi du Dahomey.

On peut citer ce qui s’est déroulé dans la partie orientale et australe du Congo en train de passer de la propriété de Léopold II à celle de l’État belge. Là, depuis plus d’un millénaire, venaient des groupes d’« Arabes » qui razziaient les populations pour les emmener sur la côte de l’océan Indien et certains souverains locaux, comme Mukenge ou M’siri (mort en 1891), contribuaient à leur fournir ce dont ils avaient besoin. Beaucoup d’esclaves sont alors libérés lors de l’implantation européenne, certains devenant des employés des sociétés concessionnaires installées sur place.

L’exemple du souverain malgache Andrianampoinimerina (1785-1810) montre qu’il a accru son territoire de telle manière qu’il arrêta la traite aux dépens des populations merina, mais qu’il réduisit alors à son tour en esclavage les populations côtières. Cela permet à un analyste d’aujourd’hui d’écrire : « l’histoire des îles Maurice ou La Réunion porte les traces de cette traite dont les négriers étaient des Malgaches », rappelant aussi « les esclaves mozambicains libérés par Ranavalona II en 1877 ou les esclaves domestiques affranchis par l’arrêté colonial de 1896 » (Andriamihaja Nasolo-Valiavo, Express de Madagascar, 31 janvier 2006). De même, en 1835, la reine Ranavalona Ière (1788-1861) a interdit la lecture de la Bible sous peine de mort ou d’esclavage. En 1886, le résident général Charles Le Myre de Vilers (1833-1918) écrit au président du Conseil Charles de Freycinet (1828-1923) : « L’esclavage […] existe toujours à Madagascar, mais il faut reconnaître qu’il ne revêt pas le caractère odieux constaté dans les pays de civilisation supérieure où une distinction profonde s’établit entre le maître et l’esclave. Ici, cette différence de situation n’existe pas, l’esclave jouit d’une liberté presque absolue. »


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