C'est Guy DARMET, inépuisable promoteur de "toutes les danses", de Lyon à Rio qui a été élu le 23 juin dernier par le jury de la Sélyre.
"Offrir toutes les danses au public le plus large": Guy Darmet, 63 ans, n'a jamais dévié de cette ligne en 31 ans passés à la tête de la Maison de la Danse de Lyon, lieu unique au monde dont il a cédé la direction vendredi à la chorégraphe Dominique Hervieu. Pour ce fils d'industriels de la soie, qui a "grandi dans le chiffon" et goûte toujours les couleurs vives, la danse est d'abord "un art de l'émotion" qu'il a découvert en 1951, ébloui par les Ballets du marquis de Cuevas au théâtre antique de Fourvière. "J'avais quatre ans. En rentrant j'ai dit à ma mère: +je veux être danseur+", se souvient-il.
Pratiquant amateur aux goûts variés - barre au sol, claquettes, rock - il ne devient pas interprète professionnel. Mais ni ses études de droit ni ses premiers emplois, "top model pour Carrefour" puis commercial pour le magazine Résonances, ne l'éloignent de la danse. Chez Résonances, de 1974 à 1979, il déborde vite de ses attributions pour organiser des événements autour du cinéma, du théâtre et de la danse puis couvrir ces trois secteurs. Devenu journaliste, il plonge dans l'effervescence chorégraphique de la capitale des Gaules. Après la création en 1969 du Ballet de l'Opéra de Lyon, la danse connaît en effet ses premiers succès populaires et confronte chorégraphes et créateurs issus des arts plastiques, se posant en "art qui questionne les autres arts", raconte-t-il.
A l'initiative de quatre chorégraphes naît le projet d'un lieu dédié à la danse, cantonnée jusque là aux théâtres et opéras; André Mure est alors adjoint aux affaires culturelles de Francisque Collomb. Ses promoteurs offrent la direction de la Maison de la Danse (MDD) au jeune critique, qui prône "un lieu à dimension internationale". 4 janvier 1980: dès la soirée inaugurale, mêlant classique et avant-garde, la fracture entre chapelles esthétiques se révèle. Atterré par les quolibets des spectateurs, le directeur mesure la force des caricatures, "+chignon-tutu+ d'un côté et +roulés-boulés+ de l'autre". "Heureusement la +danse blanche avec Eliane+, un solo de Dominique Bagouet, avait réconcilié tout le monde", nuance-t-il.
En 1981, l'arrivée de Jack Lang au ministère de la Culture accélère le développement de la petite structure. "Sincèrement intéressé par la danse", il favorise l'émergence d'une génération d'artistes.
La MDD accompagne le mouvement en lançant en 1984 sa première Biennale de la Danse, enrichie à partir de 1992 d'un "Défilé" inspiré du Carnaval de Rio. Des créateurs de tous les continents s'y pressent, de Carolyn Carlson aux Brésiliens de Grupo Corpo, et de jeunes chorégraphes s'y révèlent.

"Ce que je dois à Guy Darmet ? Tout !", confiait à l'automne dernier l'un des chefs de file du hip hop lyonnais, Mourad Merzouki, dont la compagnie Käfig tourne désormais dans le monde entier.
Au fil des ans, l'affluence de cette institution sans équivalent ne cesse de gonfler, avec environ 180.000 spectateurs l'an dernier, pour une programmation mêlant danse africaine, flamenco, claquettes, comédies musicales et oeuvres expérimentales. Mais son directeur emblématique, après un infarctus, annonce dès 2004 son intention de passer la main. Il participe en 2010 au choix de Dominique Hervieu pour une prise de fonctions en 2011, soucieux "que cette succession soit bien préparée".
Amoureux du Brésil depuis longtemps, le jeune retraité y passera la moitié de l'année et s'efforcera "d'aider les artistes sud-américains à tourner en Europe et réciproquement". Il envisage aussi de renouer avec la programmation à la Cité des Arts, un gigantesque théâtre qui va s'ouvrir à Rio de Janeiro. De Coralie FEBVRE (AFP) - Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.
C'est Charles GOURDIN qui a été élu le 3 juin 2010 par le jury de la Sélyre.
Charles GOURDIN est né près de Paris en 1928.
Captivé dès l'adolescence par les lettres et les arts plastiques, il s'est instruit dans ces disciplines. Directeur de librairie puis Délégué régional de l'artisanat, il fut simultanément adjoint aux affaires culturelles de la ville de Villeurbanne, commissaire de nombreux salons d'arts décoratifs et expositions d'art pictural.
Ils ont été remis lors d'une soirée exceptionnelle le mercredi 28 avril 2010 organisée par la Sélyre dans les grands salons de l’hôtel de ville de Lyon.
Cette soirée s'est déroulée en présence de Nicole Avril. Elle a présenté son dernier ouvrage, Voyage en Avril (Plon). Ce furent des moments particulièrement chaleureux.

Thérèse Rabatel, adjointe au Maire de Lyon déléguée à l'Egalité des femmes, aux Temps de la ville, aux Handicaps, remplaçait notre président d'honneur Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, empêché de nous accueillir.

Le comédien Michel Le Royer était également présent et a lu des extraits du recueil de Patrice Queneau.
Tous trois ont remis leurs prix aux trois lauréats 2009 de la Sélyre :


Ils sont au nombre de quatre :
Les trois premiers sont remis à des oeuvres déjà éditées, alors que le quatrième peut concerner une réalisation qui n’a pas été exprimée par une publication.
Le Prix André Mure a pour objectif chaque année (en juin) de distinguer une personne qui se sera signalée sur le plan littéraire, artistique ou gastronomique en mettant plus particulièrement en valeur un apport lyonnais dans l’un de ces domaines. Il pourra s'agir aussi bien d'une action particulière que d'une oeuvre dont le jury aura reconnu la pertinence. La reconnaissance de cet apport à la lyonnitude est officiellement proclamée à la suite du déjeuner qui se tient traditionnellement au Théodore, un des nombreux lieux qu'André Mure aimait fréquenter.
Par ailleurs, la Sélyre a demandé à son président d’honneur, Gérard Collomb, maire de Lyon, présent aux obsèques d’André Mure, de mettre en route la procédure d’attribution du nom du disparu à une artère de la cité.
Le jury du Prix André Mure était composé en 2009 de dix membres : son épouse, Claudette Mure, son fils, Christian Mure, Michel Loude, président de l’Académie du Merle Blanc, Gisèle Lombard (représentée par Jean Étèvenaux), Robert Perret, qui recevait dans son restaurant Le Théodore, et de cinq représentants de la Sélyre - son président Jean Étèvenaux, président du jury, les vice-présidents Isabelle Rossi, Gérard Chauvy et Alain Horvilleur ainsi que Christian Bellegueulle. Chacun des membres présente un candidat.
Le lauréat 2009 retenu par le jury était, Jean Louis Manoa, patron du « MERCIERE », et auteur du livre « Le mercière. Les 30 ans d’un bouchon centenaire ».
La remise du prix a eu lieu avec la présence d'Eric-Emmanuel Schmitt.

Ceux de 2008 sont allés pour le Grand prix Fiction à
Pour le Grand prix Essais et documents à
Ceux de 2007 sont allés, pour la catégorie Essais et Documents, à Jacques ROSSIAUD, pour Le Rhône au Moyen âge (Aubier), et pour la catégorie Fiction à Audrey DUPONT pour, Ecchymoses (Jean-Pierre Huguet),
Ceux de 2006 sont allés, pour la catégorie Essais et Documents, à Marielle Larriaga pour Grand’peur et misère des Malgré-nous (Les Traboules), pour la catégorie Fiction à Lax pour sa bande dessinée L’aigle sans orteils (Dupuis) et, pour le prix André Seveyrat de poésie, à Marie-Ange Sebasti pour Marges arides (Jacques André).