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Réunion du 5 avril 2018

Sylviane Sarah Oling se déclare Pour un peuple d’oiseaux (Éditions Abordables). 

   Dans son dernier roman, le cinquième, l’auteur villeurbannaise de 62 ans suit le destin d’un musicien, Yann Holdman, vieux chef d’orchestre sorti des camps, parti en Palestine, revenu en France, qui à l’aube de sa vie ne parle (presque) plus qu’aux oiseaux. Son histoire se tisse au fil des pages. Le lecteur suit une partition émouvante avec les autres personnages dont il comprend les liens plus le récit avance. Marthe, Léah, Etty, Simon et finalement surtout Daniel, pour qui Yann sera un passeur d’histoire mémorielle comme de musique.
« Pour ce livre, je ne me suis pas cachée, mais c’est un pur roman, avec une trame historique et véridique. Je voulais que la partition soit belle », confie Sarah Oling qui accompagnera sa dédicace du 20 février à la librairie Lettres à croquer d’une conférence sur le thème “Histoire/mémoire familiale et transmission”. Car si le roman et la vie de Sarah Oling se rejoignent sur un point, c’est bien sûr celui du souci de la transmission aux jeunes générations. « Ce roman que je porte depuis trois ans, retrace une histoire inventée mais vraisemblable qui me plonge dans mon histoire personnelle », concède l’auteur, non sans émotion. « Je suis la fille d’un père qui n’a pas raconté. Je dis souvent que je suis l’enfant d’un survivant, pas d’un déporté.
En écrivant, j’ai voulu esthétiser la violence historique et trouver à écrire comment on passe d’une violence indicible à une transmission, à une rédemption portée vers l’avenir ». Si le sujet est grave, le roman n’est pas noir. Il porte en lui les espoirs de son auteur à transmettre une lumière.
Sarah Oling, qui ne passe pas une journée sans écrire, « particulièrement, le matin tôt », travaille déjà à ses prochains livres. Un autre manuscrit est à l’étude chez son éditeur. Il traite de l’Inde à l’époque coloniale. Un tout autre sujet. Un autre défi pour cette autodidacte passionnée des mots."

 

Rémi Depoorter fait découvrir Fiber ou La vie d’un castor de chez nous (édité par l’auteur)

   S’adressant aux adultes et adolescents intéressés, cet ouvrage raconte l’histoire d’un castor qui se prénomme Fiber. On y apprend comment il a quitté sa famille, connu ses premiers amours, découvert l’endroit où il vit mais aussi comment il va créer des liens d’affection avec celle qui deviendra la mère de ses petits. “Je voulais faire découvrir le monde de l’eau car personne n’en parle” souligne Rémi Depoorter qui est devenu insatiable sur les castors. Plus d’une fois, il lui est arrivé de les observer longuement dans leurs milieux naturels. “Au début, je ne connaissais rien des castors. J’ai contacté la FRAPNA et je me suis mis à étudier cet animal semi-aquatique. C’est fascinant. Déjà, le site regroupe la plus forte concentration de castors du Haut-Rhône. C’est un animal très sociable qui est aussi méfiant et, comme dirait le commandant Cousteau, très archaïque. Il aime marquer son territoire comme les chats. Celui de chez nous est présent depuis plus de 200 millions d’années ! Avec ses mains et ses pieds et non ses pattes, il se nourrit de 110 plantes différentes. Il ne faut pas que les arbres soient à plus de 30 mètres du bord. Il joue un rôle de régulateur de l’écosystème. Il ronge les arbres en forme de sablier à hauteur des genoux d’hommes” explique l’écrivain explorateur qui a déjà fait paraître, en tout, près d’une quarantaine d’ouvrages (romans, nouvelles, contes…). Une dizaine est encore en attente d’être publiée sachant que ses projets d’écriture ne manquent pas. Rémi Depoorter a prévu de sortir prochainement un livre en gros caractères pour les malvoyants et destinés aux bibliothèques. Au printemps dernier, il a également fait éditer deux romans policiers animaliers pour les enfants.

 

Philippe Joffard raconte comment s’écrit le Journal de bord d’un patron (Éditions François Bourin).

 Patron de Lafuma, Philippe Joffard raconte comment il a fait face à la crise en 2008, épinglant au passage les banquiers et leurs exigences incohérentes.
Dix ans après la récession de la fin de 2008 et du début de 2009, il est désormais possible d'avoir un regard distancié sur cette crise. C'est ce à quoi nous invite Philippe Joffard avec son Journal de bord d'un patron, où il nous raconte comment il y a fait face en tant que dirigeant d'une entreprise célèbre, Lafuma. Installée initialement en région lyonnaise, celle-ci a prospéré et s'est internationalisée, jusqu'à devenir une marque mondialement connue dans le domaine du sport et des loisirs. 
En 2008, Philippe Joffard, qui est le petit-fils du fondateur, affronte la baisse spectaculaire de ses débouchés, les coups plus ou moins tordus de ses partenaires étrangers, principalement asiatiques, et, surtout, les exigences souvent incohérentes de ses banquiers. Analysant au jour le jour l'évolution de sa situation, il nous fait partager ses angoisses, ses espoirs, ses illusions, complétant le tableau d'anecdotes sur la vie quotidienne de son entreprise, ou de détails gastronomiques auxquels le Lyonnais qu'il est attache de l'importance. 
Le récit percutant d'un patron assailli par ses banquiers
Dans ce texte percutant, on croise des intervenants à la hauteur des enjeux, comme les responsables de la Banque de France et certains fonctionnaires du ministère de l'Economie. On en croise d'autres, notamment les banquiers, qui, dépassés, ne sortent pas grandis de son récit. Pour lui, le métier de banquier est simple à caractériser: quand une entreprise emprunteuse donne des signes de faiblesse, la banque s'acharne sur elle pour lui faire rendre gorge; mais quand c'est la banque qui s'est mise elle-même en difficulté, elle fait en sorte que ce soient également ses clients qui subissent les conséquences de son impéritie. 
On ferme ce livre avec la conviction que la France devrait davantage respecter ses chefs d'entreprise.

 

Isabelle Kauffmann évoque Les corps fragiles (Le Passage).

Isabelle, qui est médecin et écrivain, s’est inspirée de la vie de Marie-Antoinette, la première infirmière libérale de Lyon, âgée aujourd’hui de 87 ans. Ce livre est une biographie romancée.
Découpé en chapitres mettant en avant chaque partie du corps humain (les mains, la tête, les jambes, etc.) au travers de personnages de fiction mais qui représentent bien la population en général, ce livre nous fait comprendre que, plutôt qu’une vocation, le métier de soignant est un engagement personnel et humain. Les soignants ont la passion de leur profession, ils ne font pas ce métier par vocation divine, non, ils s’engagent à soigner les personnes qui en ont besoin. Ainsi, accompagner ou soigner n’est ni une obligation, ni une contrainte, mais une évidence. 
Dans un monde où les progrès de la médecine ont permis d’améliorer considérablement la relation médecin/patient, au-delà de la maladie, de la douleur et de la mort, ce livre est très instructif car il apporte un témoignage de «vraies» personnes. 
Si autonomie, rigueur et organisation sont indispensables pour faire ce métier, le soignant doit aussi faire preuve d’empathie et de générosité. Le métier d’infirmière libérale implique un lourd investissement personnel même s’il faut savoir poser des limites.

 

Comme à l’accoutumée, Jean Étèvenaux présente les parutions se rapportant à la région par l’auteur, le sujet ou l’éditeur.

Jean Etevenaux lors de la séance
Jean Etevenaux lors de la séance
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