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Réunion du jeudi 8 février 2018

Robert Pedron raconte Antoine et Mélanie à Dakar (Bellier).

Robert Pedron est né à Paris en 1928. Sa famille s'est installée dans la région lyonnaise en 1936, et lui-même y réside encore. Dans ce livre, il évoque le Dakar du début des années 50 à travers les tribulations d'un jeune couple métropolitain, "expatrié" titulaire d'un contrat de travail. En même temps qu’ils apprenaient à connaître et à estimer le peuple indigène, Antoine et Mélanie avaient l’opportunité de pénétrer le milieu, aussi fermé qu’influent, des coloniaux installés de longue date.
Le ressentiment tenace de ces derniers envers la France Libre qui avait cautionné le bombardement de la ville par la Royal Navy le 25/09/1940, était à l’origine d’un relâchement des liens historiques existant entre la colonie et la métropole. A la même époque, se produisaient les premiers troubles imputés aux milieux indépendantistes. Des réceptions fastueuses tentaient d’occulter cette double tendance qui allait pourtant conduire à la fin de la période coloniale.

Des anecdotes personnelles ou non, réelles ou inventées émaillent sa chronique de cette époque, où l’humour et l’émotion ne sont jamais très loin. 

 

Christian Fougerouse évoque Jasmins et fleur d’oranger (édité par l’auteur).

L'auteur de cet ouvrage propose de redécouvrir les traditions méridionales paradoxales de l'orangerie lyonnaise et de l'horticulture mauresque. A Cuire d'abord, à Caluire ensuite, il se produisît donc, à partir du milieu du XVIIIe siècle, un développement économique spectaculaire grâce aux passions jardinières et médicinales du fleurissement bourgeois, en liaison avec la croissance démographique pérenne et le dynamisme résidentiel continu. De plus, le rayonnement "royal" des orangeries locales exerça un tel attrait populaire qu'il rendît irréversible la naturalisation lyonnaise des anciens bressans de Caluire. Enfin, à partir de 1880, la coopération scientifique et technique entre les botanistes universitaires lyonnais et les horticulteurs professionnels de Caluire et Cuire aboutit à une mondialisation de l'acclimatation locale des plantes au parfum colonial et des arbustes exotiques, originaires plus seulement de la Méditerranée mais désormais aussi bien des Antilles, de Madagascar, que de l'Extrême-Orient, voire de la Polynésie.

 

 

Bruno Voisin narre L’Île Barbe aux portes de Lyon. Histoire d’une abbaye et d’une île (Le Poutan).

Un peu en amont de Lyon, là où la Saône se resserre entre plateau de Dombes et Mont d'Or, l'Ile-Barbe surgit des eaux. Au Ve siècle, des ermites, influencés par Lérins et quelques disciples de saint Martin, y créèrent une des premières communautés monastiques de Gaule. Fresques et sculptures témoignent encore de la splendeur de cette abbaye privilégiée par les papes, les empereurs et les rois de France. Jusqu'au XVlle siècle, ce fut un centre de rayonnement spirituel et un but de pèlerinage renommé. L'abbaye fut sécularisée au XVIe siècle et fermée au XVllle. Lieu de légende, nimbé d'une aura romantique, l'île est demeurée un point d'attraction du Val de Saône. On y vit l'éclosion de l'école lyonnaise du paysage, l'instauration d'une république autonome, sans compter le développement d'un pôle gastronomique et d'un spot d'aviron mondialement reconnus. Nourri des dernières avancées de la recherche archéologique et historique, le présent ouvrage propose une réflexion sur les enjeux de requalification de ce site immémorial. C'est avant tout une invitation à découvrir ou à redécouvrir un véritable joyau de notre patrimoine.

 

 

Gilbert Bouchard fait revivre Ce diable de Lesdiguières (Glénat).

28 septembre 1626. Dans la blancheur immaculée des Alpes, un homme voyage seul. Sentant sa dernière heure arriver, François de Bonne trouve un abri où l’attend un inquiétant personnage qui semble bien le connaître. Ensemble, ils reviennent sur la vie et la carrière de celui qui fut Duc de Lesdiguières, comte de Pont-de-Veyle, seigneur du Glaizil, maréchal de France, mais est également le dernier connétable de France. Un chef militaire dont l'impressionnant pédigrée n’a jamais comblé l’absence de l'amour de sa vie : sa maîtresse Marie.Gilbert Bouchard, expert du médium bande dessinée, nous fait découvrir dans cette bande dessinée historique teintée de fantastique le destin particulier du Duc de Lesdiguières, chef de guerre hors pair qu’Henri IV lui-même qualifia de « rusé comme un renard. »

 

 

Daniel Mandon développe De la modernité au culte républicain (L’Harmattan).
Comment est-on passé du « Très Chrétien Roy à la laïcité républicaine » et « comment en ce début de XXIe siècle, la France est-elle devenue l'un des pays les plus déchristianisés du monde ? » Faisant appel à des citations d'auteurs qui se complètent et parfois s'opposent, Daniel Mandon se donne ici pour challenge de revisiter cette particularité qui fait la triste originalité de notre République.
Que ce soit l'interprétation de la laïcité, la place des religions dans notre société, notre inculture concernant l'islam, l'exercice de la liberté religieuse ou le sens du projet républicain, toutes ces questions, et bien d'autres, l'ont décidé à reprendre la plume.
Il fait donc appel à ses propres connaissances sans se priver des travaux de ses confrères pour retourner aux sources de la modernité dont le siècle des Lumières – né à la Régence et mort à la Bastille - reste le cœur de cible.
Marchant dans les traces d'historiens convaincus que « pour mieux comprendre la filiation déterminante qui unit la genèse des Lumières et les débuts de la Modernité », il ne fallait pas hésiter à remonter le temps, il s'est fixé pour point de départ la fin du XVe et la Renaissance.
Nous voilà donc en 1492, année de l'abordage des caravelles de Christophe Colomb sur un nouveau continent, année où le monde change de dimension et où la mondialisation prend du sens. Ensuite de grands événements en grandes dates, de la montée en puissance de l'imprimerie à la Réforme, de d'Alembert à la Déclaration des Droits de l'Homme, du petit père Combe à Tintin au Congo, de mai 68 à aujourd'hui, il l'affirme et ce sera sa conclusion : « ce sont les forces intellectuelles et morales, non les forces matérielles qui dirigent et qui commandent la vie. »

 

Comme à l’accoutumée, Jean Étèvenaux présente les parutions se rapportant à la région par l’auteur, le sujet ou l’éditeur.

 

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