Jean-François Cullafroz retrace la CFDT 1964-2024. 60 ans après la déconfessionnalisation de la CFTC (Chronique sociale de France).
Les 6 et 7 novembre 1964, au Palais des sports de Paris, le congrès de la CFTC décidait de faire naître la CFDT. Depuis 60 ans, au fil des congrès successifs et mandats de sept secrétaires généraux (Eugène Descamps, Edmond Maire, Jean Kaspar, Nicole Notat, François Chérèque, Laurent Berger et Marylise Léon), la première centrale syndicale française n'a cessé d'adapter ses pratiques à l'évolution des salariés et des retraités. De mai 68, avec la reconnaissance du droit syndical et la semaine de 40 heures, à la situation des travailleurs uberisés en ce début du XXIe siècle, en passant par le choix d'une société socialiste autogestionnaire, les luttes des femmes et des immigrés, les journées d'actions et grèves contre les restructurations industrielles et le chômage, le recentrage et le choix d'un syndicalisme réformiste dans le cadre d'un mouvement syndical fort, au plan européen comme international, ce sont quelques aspects des contributions présentes dans cet ouvrage. En Auvergne-Rhône-Alpes, les militants syndicaux ont pris toute leur place pour faire vivre cette
évolution.
Sur la base de témoignages et d'analyses, des syndicalistes CFDT de la Loire, du Puy de Dôme, du Rhône ou des Savoies (Éducation, Métallurgie, Chèques Postaux, Chimie...), et des universitaires de Lyon, Paris... ont confronté leurs points de vue avec près de 200 personnes réunies dans l'amphithéâtre Hirsch de l'Université Lyon 2-Louis Lumière.
Anna Niewiadomska-Lesmale raconte France-Pologne solidarité, Récit et témoignages 1981-1991 (Wydawnictwo Sióstr Loretanek).
Cet ouvrage a été rédigé comme le remerciement de la paroisse de l’Ascension du Seigneur de Varsovie aux paroissiens de Notre-Dame de Grâce de Passy à Paris et de Saint-Vincent de Saragosse de Saint-Malo.
Sur le fond des événements de l’époque, le lecteur rencontrera des personnes réelles qui incarnent cette histoire : Mgr Lustiger, saint Jean-Paul II, le cardinal Wyszyński, Lech Walesa mais aussi de simples citoyens réunis dans le Comité Pologne de Notre-Dame de Grâce de Passy, autour de Claude Metel à Saint-Malo ou des curés Tadeusz Wojdat, et maintenant Dariusz Gas, à Ursynów.
Gérard Carret et Pierre Mouriquand invitent à la descente du Rhône et ses
peintres (Jacques André).
Les peintres du Rhône vous invitent à une descente picturale du fleuve – une décize dans le langage marinier – depuis les Alpes jusqu’à la Méditerranée. Par le regard des artistes qui ont observé et peint les lumières des régions si changeantes qui bordent ses rives, vous suivrez le fil du Rhône depuis sa source jusqu’à la Grande Bleue dans une géographie sentimentale et intemporelle. A travers la Suisse, la Savoie, le Bugey, la Dombes, Lyon, la vallée du Rhône, Avignon et la Camargue, ce voyage illustré par une sélection de 270 peintures, permet la rencontre de près de 170 peintres de différentes générations, connus ou moins connus, tous attachés au grand fleuve. Ces portraits du Rhône constituent une biographie en racontant son histoire et ses transformations. Ce livre rassemble pour les offrir à votre regard ces oeuvres souvent cachées chez les collectionneurs ou dans des musées régionaux ignorés du voyageur pressé. En peinture, le fleuve-roi, le fleuve-émotion, le fleuve-histoire et ses artistes renaissent au fil des pages, se découvrent à vos yeux, retrouvent une pérennité.
Christine Cognat développe une intrigue policière à Romans autour des
Star Shoes (auto-édité).
Christine Cognat, ancienne journaliste du Progrès et présidente de l'association Reporters Solidaires est aussi auteure de quelques ouvrages.
Plongée dans un monde glamour cachant tensions, rivalités, vengeances, Star Shoes est un roman noir qui nous entraîne dans une fabrique traditionnelle de souliers à Romans, « capitale mondiale de la chaussure » confrontée à une mondialisation qui fait voler ses valeurs en éclats. Comment résister aux sirènes du marketing, de la publicité clinquante et des produits bon marché ? Dans ce tourbillon où s’affrontent une direction dépassée par les évènements et des artisans fiers de leur métier, l’arrivée d’un jeune footballeur promu égérie de la marque va déclencher les passions. Disparitions et accidents suspects s’enchaînent dans le plus grand mystère que seul un commissaire près de la retraite parviendra à élucider.
Mais c'est aussi l'histoire de la fabrication des chaussures à Romans qui remonte au XVe siècle. Installés à l'ouest de la ville près de la rivière et du canal, les tanneurs et mégissiers préparaient les peaux des ovins et des bovins de la région et les tannaient avec des écorces
de chênes et de châtaigniers des forêts voisines. Il s'agissait alors d'une production artisanale. De grandes maisons comme les entreprises Fenestrier et Jourdan prennent leur essor à la Belle Époque en exportant à l'étranger, du Japon aux États-Unis.
Le tribunal de commerce de la Drôme a annoncé ce mardi 8 avril 2025 la fermeture prochaine de l’usine Clergerie, dernier fabricant de chaussures de luxe dans la commune. Les crises successives ont eu raison de ce symbole local.
Dominique Erster fait revivre Les mères lyonnaises. Histoires de femmes de goût(s) ! (Éditions Michel&Godet).
Avec « Les Mères Lyonnaises, histoires de femmes de goût(s) », Dominique Erster signe un ouvrage essentiel qui plonge dans les racines de l’identité gastronomique lyonnaise.
Un récit vibrant, dédié à ces femmes pionnières qui, entre Rhône et Saône, ont fait de Lyon la Capitale mondiale de la gastronomie.
Avant Paul Bocuse et les grands noms des étoilés contemporains, il y avait les Mères Lyonnaises.
Des femmes de caractère, issues du peuple, qui ont fait des fourneaux leur royaume et de la générosité leur signature.
Elles ont ouvert la voie à une cuisine sincère, gourmande et profondément
humaine, devenue l’emblème de tout un territoire.
C’est cette aventure humaine et culinaire que Dominique Erster nous raconte avec passion.
À travers une cinquantaine de portraits, il redonne vie à celles qui ont façonné le goût lyonnais et marqué durablement la scène gastronomique française.
Chacune de ces femmes incarne une époque, une saveur, une manière d’aimer et de recevoir.
Des femmes libres et courageuses
Les Mères lyonnaises n’étaient pas de simples cuisinières : elles étaient des entrepreneuses avant l’heure, des femmes indépendantes dans un monde d’hommes.
Elles ont bâti leur réputation à la seule force de leur talent, de leur travail et de leur exigence.
Certaines étaient d’anciennes cuisinières de maison bourgeoise qui, à la faveur d’une crise ou d’un changement d’époque, ont ouvert leur propre établissement pour vivre de leur passion.
Parmi elles, on retrouve les figures emblématiques qui ont fait rayonner Lyon :
La Mère Guy, considérée comme la première d’entre elles, qui cuisinait sur les bords du Rhône dès le XVIIIᵉ siècle,
La Mère Fillioux, dont les recettes ont inspiré toute une génération,
/> et bien sûr La Mère Brazier, symbole d’excellence et de persévérance, première femme à obtenir trois étoiles au Guide Michelin, en 1933.
Leur héritage culinaire dépasse les frontières de la ville. Leur philosophie — celle du goût vrai, du produit local, du repas comme lien social — reste au cœur de l’ADN gastronomique lyonnais.
Un héritage transmis de génération en génération
L’ouvrage met aussi en lumière la dimension patrimoniale et culturelle de cet héritage.
Les Mères lyonnaises n’ont pas seulement transmis des recettes, elles ont légué une manière d’être à table :
celle de la convivialité, du respect des saisons, de l’amour du travail bien fait.
Elles ont inspiré des générations de chefs, hommes et femmes, de Paul Bocuse à Mathieu Viannay, et continuent d’incarner l’esprit de Lyon dans le monde entier.
Ce livre, richement documenté, retrace cette épopée humaine et culinaire à travers des anecdotes, des archives et des témoignages.
On y croise des scènes de vie, des marchés animés, des salles à manger pleines de rires, des plats mijotés pendant des heures — bref, une ode à la simplicité et à la générosité.